Dimanche 2 janvier
Aujourd'hui, j'ai visité l'association de femmes (maison de la tradition Algérienne) où j'ai rencontré Amina et Mohamed.
L'une coud et crée des vêtements (djellaba, ensemble pour le hammam, pour les baptêmes, mariages, etc..). L'autre fabrique parfois le fil avec la laine de mouton, et crée le tissus pour diverses fabrications (couverture, djellaba,...)
Dans une autre pièce, j'ai trouvé deux autres jeunes femmes, travaillant pour une entreprise locale. Elles fabriquent des rideaux, des matelas très fins qu'on appelle (freshe) et bien d'autres choses encore pour la décoration intérieure .
Ce lieu a été proposé à la base par l'état afin que les fabrications traditionnelles perdurent et que le public puisse connaitre son héritage culturel. Mais les nouvelles générations et toute la modernité qui les accompagnent, n'ont que faire de toutes ces belles choses, et ne fréquentent pas ces lieux... Malheureusement, certains produits n'ont pas échappé à la concurrence moderne et n'existent même plus aujourd'hui.
Amina et Mohamed, les derniers artisans de la maison de l'artisanat, ont le projet de se mettre à leur compte en ouvrant une boutique afin de pouvoir vivre de leur travail et enseigner leur savoir à de plus jeunes générations.
Sur le chemin j’aperçois un petit passage qui mène au fleuve (que j'avais quelques jours auparavant filmé et photographié à cause de l'état lamentable du lieu(vu de haut)).
J'y entrevois des gens et je m'approche d'un peu plus près, Amina me dit qu'il y a des gens qui habitent à cet endroit et je vous assure que j'ignorais l'existence d'habitants en ces lieux. Et c'est avec stupéfaction que j'y découvre 23 familles résidant dans des baraques où les murs sont faits pour certains de briques et d'autres de bois, les toits faits de tôles où de bois, disposés ici et là. Rien de bien solide..Vivants dans des conditions abominables au milieu de leur propres déchets (de toutes sortes). N'ayant pas l'accès à l'eau et trafiquants les réseaux électriques des maisons avoisinantes. En proie à de morsures multiples de rats et de serpents ayant déjà fait un mort.
J'y reçois des témoignages poignants et fais le constat d'une situation critique de familles désœuvrées, n’espérant qu'une seule chose : le retour à leur dignité par LE LOGEMENT....
La plupart des enfants sont nés dans ces lieux et sont atteints de maladies dont je n'ai pas encore reçus les certificats médicaux, car mon portable m'a lâché au mauvais moment (encore une autre histoire). Mais j'ai chargé ma cousine de les récupérer.
J'y ai rencontrer aussi de "nouveaux mariés" qui ont célébré leur mariage il y a tout juste un mois. L'homme ayant sa mère et ses soeurs malades, ne trouvant pas d'autres solutions que de se marier (avec une femme extérieure a ces lieux, et je la félicite de son courage) pour qu'elle puisse l'aider dans son quotidien et élever les soeurs de ce dernier encore très petites.
Un autre, le doyen de tous, ayant 67 ans, marié, 8 enfants (pour la plupart ayant déjà dépassé l'âge de se marier), nous exprime son désarroi et nous précise qu'ils vivent tous ici, lui et sa famille depuis 8 ans et qu'il pense que l'état Algérien sait ce qu'ils subissent et ne fait rien pour changer leur situation.
Je leur ai promis que je diffuserai l'existence de ce lieu et des ses habitants sur le blog de l'association, ils espèrent ainsi qu'avec un peu de chance une personne responsable et influente de là-bas tombera dessus, afin de faire bouger les choses.
Aujourd'hui, j'ai visité l'association de femmes (maison de la tradition Algérienne) où j'ai rencontré Amina et Mohamed.
L'une coud et crée des vêtements (djellaba, ensemble pour le hammam, pour les baptêmes, mariages, etc..). L'autre fabrique parfois le fil avec la laine de mouton, et crée le tissus pour diverses fabrications (couverture, djellaba,...)
Dans une autre pièce, j'ai trouvé deux autres jeunes femmes, travaillant pour une entreprise locale. Elles fabriquent des rideaux, des matelas très fins qu'on appelle (freshe) et bien d'autres choses encore pour la décoration intérieure .
Ce lieu a été proposé à la base par l'état afin que les fabrications traditionnelles perdurent et que le public puisse connaitre son héritage culturel. Mais les nouvelles générations et toute la modernité qui les accompagnent, n'ont que faire de toutes ces belles choses, et ne fréquentent pas ces lieux... Malheureusement, certains produits n'ont pas échappé à la concurrence moderne et n'existent même plus aujourd'hui.
Amina et Mohamed, les derniers artisans de la maison de l'artisanat, ont le projet de se mettre à leur compte en ouvrant une boutique afin de pouvoir vivre de leur travail et enseigner leur savoir à de plus jeunes générations.
En fin d'après-midi Amina a insisté pour me faire découvrir un peu le coin et me raccompagner par la suite car mes tantes habitent vraiment à deux pas de l'association.
J'y reçois des témoignages poignants et fais le constat d'une situation critique de familles désœuvrées, n’espérant qu'une seule chose : le retour à leur dignité par LE LOGEMENT....
La plupart des enfants sont nés dans ces lieux et sont atteints de maladies dont je n'ai pas encore reçus les certificats médicaux, car mon portable m'a lâché au mauvais moment (encore une autre histoire). Mais j'ai chargé ma cousine de les récupérer.
J'y ai rencontrer aussi de "nouveaux mariés" qui ont célébré leur mariage il y a tout juste un mois. L'homme ayant sa mère et ses soeurs malades, ne trouvant pas d'autres solutions que de se marier (avec une femme extérieure a ces lieux, et je la félicite de son courage) pour qu'elle puisse l'aider dans son quotidien et élever les soeurs de ce dernier encore très petites.
Un autre, le doyen de tous, ayant 67 ans, marié, 8 enfants (pour la plupart ayant déjà dépassé l'âge de se marier), nous exprime son désarroi et nous précise qu'ils vivent tous ici, lui et sa famille depuis 8 ans et qu'il pense que l'état Algérien sait ce qu'ils subissent et ne fait rien pour changer leur situation.
Je leur ai promis que je diffuserai l'existence de ce lieu et des ses habitants sur le blog de l'association, ils espèrent ainsi qu'avec un peu de chance une personne responsable et influente de là-bas tombera dessus, afin de faire bouger les choses.
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